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Monday, 06 November 2006

Pour moi Slow Food est…

Moi c’est Yapi Manho Mathieu. Je viens d’Abidjan, Cote d’Ivoire.

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Je suis agronome et je travaille comme formateur des agriculteurs du Ong GDS - Grain de Seneva (plus de 200 personnes).
Les agriculteurs s’occupent de la production de papaye Solo n.8, Sunset et Sunrise pour l’exportation et Red Panama pour l’extraction de papaïne, substance voisine de la pepsine.
Comme formateur je vais dans les villages à la rencontre des agriculteurs pour leur enseigner la pratique agricole et l’importance de la biodiversité sur place.

Pour moi Slow Food est un rêve, une philosophie de la construction de producteurs nouveaux, avec de nouvelle mentalité. L’Afrique noire regorge toutes les diversités biologiques et doit consommer cette biodiversité et en propager dans le monde entier.
Dans ces jours-là j’ai été frappé par l’idée avancée par Madame Traorè du Mali au meeting des Africains. Elle a invité les Africains à prendre conscience de ce qu’ils disposent en terre africaine.
Dans le futur je crois que la communauté africaine doit s’autosuffir, se nourrir, et diffuser l’information et le rêve de Slow Food. L’Afrique doit apprendere à produire africain pour jouir des fruits de ses labeurs. Il faut consommer africain.

Nous remercions la président de Slow Food, que Dieu le garde en vie longtemps.
A l’édition prochaine.

Slow Food, 10:47:AM | Faces of Terra Madre, Country, Ivory Coast, Language, English | Comment (2)


2 Comments - Pour moi Slow Food est…

  1. Salut Mathieu,

    Je suis Célestine de la communauté des productrices de jus. Oui, il faut consommer africain et en particulier ivoirien. C’est pourqoui nous avons le devoir de diffuser la philosophie de slow food partout où nous nous trouvons en créant notre convivium. Joins toi à nous pour que slow food devienne une réalité en Côte d’Ivoire

  2. je suis Richard de la Côte d’Ivoire.
    je pense pour ma part que la philosophie de Slow food quoique un rêve doit nous interpeller nous Africains. depuis en effet quelques années l’on ne parle que de souveraineté alimentaire. Dans ces rencontres et mêmes lors des rencontres organisées par nos organistions locales nous consommons soit du riz thaillandais, du pain fait à base de blé ou encore des recettes européennes.
    Nous devons commencer par consommer nos propres mets dans les rencontres internationales qui ont lieu chez nous. c’est je crois le premier pas pour parler de souverainté alimentaire et de promotion de nos produits locaux.



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